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Presse


Articles du quotidien LE PARISIEN

L'Affaire KOSKINAS

1. Article du Parisien du 11.09.2008


« Koskinas fait sortir son avocate de ses gonds


CYRIL KOSKINAS a réussi hier l'exploit de faire exploser son avocate, M e Daphné Pugliesi, devant la cour d'assises de Seine-et-Marne, à Melun. Au second jour de son procès pour « assassinats », l'accusé a poursuivi ses provocations. L'avocate est sortie de ses gonds lorsque son client s'est adressé à un gendarme de la section de recherches de Paris : « Quand vous m'avez interrogé, vous étiez avec vos santiags sur la table. Là, vous faites tout péteux devant la cour. » En colère, M e Pugliesi lui a lancé : « A jouer au Millionnaire, ce sont des millions d'années de prison que vous allez gagner. » Cyril Koskinas encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir, selon l'accusation, tué deux jeunes femmes, Omeyna Bourmani et Angélique Desposte, en les jetant dans le canal de l'Ourcq, en juillet 2004. Et ce, à l'issue de rapports sexuels à caractère sadomasochistes. Comme l'a confirmé un expert, les victimes sont mortes noyées : conscientes ou inconscientes, elles ont été plongées dans l'eau vivantes. Une audience cruciale aujourd'hui Nouvel incident avec son avocate en fin d'audience, lorsque Cyril Koskinas a suggéré que la cour visionne l'intégralité des cassettes vidéo pornographiques retrouvées chez lui ou chez sa grand-mère, soit environ vingt-quatre heures. Là encore, son avocate a fait un bond : « Non, on ne verra pas tout ! » Le président Yves Jacob envisage en effet de passer quelques extraits de vidéos, où l'on voit les victimes ligotées et cagoulées, incapables d'arrêter le jeu. Elles sont vraisemblablement mortes par suffocation, à cause d'un bâillon-godemiché sur la bouche. L'objet a d'ailleurs été montré à la cour puisque le président, après avoir enfilé des gants, a ouvert une partie des scellés. L'occasion de découvrir l'arsenal de l'accusé : bâillon-boule, cagoule, liens de toutes sortes, sous-vêtements. Face aux réactions de l'accusé, le président lui a rappelé la décence : « Je ne suis pas là pour plaisanter. Vous présentez les deux personnes mortes comme des amies et depuis le début du procès, je vous vois rire. Vous ne montrez pas beaucoup de peine. » L'audience d'aujourd'hui sera cruciale. Alice, l'ex-concubine de Cyril Koskinas, est entendue ce matin. Elle va devoir expliquer le type de relations qu'ils entretenaient. Avec à l'appui des détails forcément désagréables à raconter. Mais elle va surtout devoir répondre à son ex, qui l'accuse d'avoir ligoté et donc tué Angélique. Elle aurait même aidé au transport du corps de la victime, dans une poubelle, jusqu'au canal. Cet après-midi s'annonce tout aussi explosif puisque la cour va entendre Christophe, le frère d'Alice, accusé par Cyril Koskinas. d'avoir tué Omeyna. »


2. Article du Parisien du 17.09.08


"Sa place est dans un hôpital psychiatrique" Me PUGLIESI, avocate de Cyril Koskinas


DEUX COLLÈGES d'experts psychiatres ont déclaré Cyril Koskinas « responsable de ses actes ». Et, pourtant, M e Pugliesi a demandé à la cour « de le déclarer irresponsable ». Sa plaidoirie avait démarré de manière classique. Epousant la ligne de défense de son client, elle avait tenté de s'engouffrer dans quelques brèches pour semer le doute dans la tête des jurés : « Les liens retrouvés sur les deux victimes sont différents, ce n'est pas le même mode opératoire. » Tentant de rejeter la responsabilité des décès sur l'ex de son client et sur son frère, elle ne cessait de lever les bras en croix en répétant : « C'est possible. » La surprise a surgi en fin de plaidoirie lorsque l'avocate a expliqué : « C'est la vérité de mon client que je viens de vous exposer. » Et de livrer la sienne : « Cet homme n'est pas normal. La preuve : il dessine des sexes au bas des procès-verbaux, il joue au jeu de Qui veut gagner des millions ? avec le président. Il est psychotique. En France, on juge les fous et c'est bien le débat ! Sa place est dans un hôpital psychiatrique, pas en prison. » Hier soir, M e Pugliesi sous-entendait que son client pourrait faire appel du verdict. »

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